L’incroyable itinéraire du célèbre sculpteur Egbert Marday

L’incroyable itinéraire du célèbre sculpteur Egbert Marday

Né en novembre 1953, Egbert Marday débute sa profession comme biologiste. L’art à l’époque ne faisait pas partie du programme de l’éducation formelle. Cependant dès son enfance, le dessin était très important pour lui : « …avec mon frère, je traçais des images sur le sol de terre battue, ou avec des bouts de charbon et des morceaux de craie durcie on dessinait sur des tôles rouillées ou des plaques de fibrociment dont les murs de notre maison. Les thèmes préférés étaient ceux des cow-boys et des Indiens, mais aussi la vie du village. Les formes humaines et le mouvement restent encore très présents dans mes compositions actuelles… »

Itinéraire

A l’école il est remarqué par ses maîtres et à 14 ans il rejoint The Camion Hall Art Club où un groupe de résidents expatriés organisait des ateliers et des sessions de peinture. Il tente avec succès l’examen de Cambridge d’O-Level en Art. De retour aux Seychelles en 1978, après quatre années d’études à l’étranger, il se retrouve enseignant en biologie et son intérêt pour l’art se ranime. L’art est pris désormais en compte dans les programmes scolaires et la rencontre avec la première génération de professeurs seychellois d’Art Plastique le conforte dans sa voie d’artiste. Il part au Canada de 1984 à 1988 et devient « Bachelor of Fine Arts » des Universités de Saskatchewan et Concordia.

En 1995 la Revue Noire (Mars, Avril, Mai 1995, N° 16) sur l’Océan Indien, lui consacre une page en mettant son oeuvre Kekfwa Demen I et quelques lignes sur sa biographie. En 1999, Egbert Marday quitte son poste de responsable au Musée d’Histoire Naturelle pour devenir artiste à plein temps. Il est cofondateur, en 2002, du Groupe Pro Art qui réunit 8 artistes seychellois pour promouvoir l’art aux Seychelles.

Thèmes et récompenses

2marSes tableaux figuratifs portent principalement sur les personnages, les mouvements, reflétant les modes de vie et les préoccupations des gens. Il veut peindre leur âme, leur peine, leur joie et leurs passions. Son approche de peintre est influencée par le blues ou le « moutya » des Seychelles. Au rythme triste parfois angoissant répond l’harmonie visuelle et les traces de ses pinceaux essaient de créer des touches d’espoir. En outre 2002, il décroche le 1er prix au concours Festival des Arts des Seychelles 2001. Il fait du trio tableau retenu lors de l’Inauguration de l’Alliance Française de Victoria (Seychelles) 2001, 1er prix, Concours Italart Mahé (Seychelles), 1990, Grand Prix du Président, 2eme Biennale des Seychelles, composition assemblage relief Kekfwa demen.

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