Yasmine Gadouche crée la marque Makeba

Yasmine Gadouche crée la marque Makeba

Pantalon, bermuda, robe, manteau, bomber, polo, jupe, costume, une nouvelle marque de prêt-à-porter féminine et masculine made in Algeria a vu le jour.

Son nom : Makeba, clin d’œil   à la célèbre interprète de « Pati Pata », Meriem Makeba alias « Mama Africa ».  Ces vêtements tendance frappés d’une touche africaine sont créés par une jeune algérienne qui n’a pas hésité à quitter son travail de webmarketteuse dans une banque pour réaliser son rêve le plus cher : devenir créatrice de mode. Une reconversion réussie.

A 29 ans, Yasmine Gadouche se lance dans l’entrepreneuriat en créant sa propre marque de vêtements en 2020. Après avoir travaillé en entreprise en marketing digital pendant plusieurs années, elle change complétement d’orientation en décidant d’écouter sa passion. #

Du marketing digital à « Makeba »

Attirée depuis son plus jeune âge par la mode et la culture africaine, Yasmine Gadouche décide de se challenger. Pari réussi : aujourd’hui, ses collections d’habits pour femmes et hommes, commercialisées en ligne, s’arrachent.

Les commandes affluent de toutes les villes du pays : Alger, Oran, Annaba, Béchar, Tamanrasset… « Ma ligne de prêt-à-porter intéresse également des clients à l’étranger, confie-t-elle. Mais pour le moment, la vente s’effectue uniquement sur le territoire national ».

Yasmine Gadouche est née et a grandi à Bejaia. Très jeune, elle se sent attirée par la culture africaine. « A 7 ans, j’avais une copine sénégalaise qui me fascinait. Je la trouvais jolie et solaire. Plus tard, je me suis sentie attirée par la musique africaine et le patrimoine de ce continent auquel nous appartenons », raconte-t-elle à TSA.

Yasmine s’installe à Alger pour ses études supérieures en marketing et entame une carrière dans le marketing digital. C’est lors de son voyage de noces au Sénégal en 2019 que le déclic se produit.

« J’ai eu un coup de cœur immédiat pour tout ce que je découvrais : la culture africaine, les tenues ensoleillées des femmes, les étoffes chamarrées, les motifs ethniques… Tout ça a fait résonnance en moi. Je me suis précipitée chez les vendeurs de tissu pour acquérir des étoffes et des accessoires. Je suis rentrée à Alger avec une conviction : lancer ma marque de vêtement. Des collections tendances avec une touche africaine. « Ce sera ma signature », me suis-je dis ».

Aussitôt dit, aussitôt fait. La jeune femme algérienne prend des cours de stylisme pendant trois mois. « J’ai appris à dessiner mes propres modèles. Un véritable défi pour moi qui n’avais jamais réalisé le moindre croquis ! ».

Tout en continuant à travailler en entreprise, la future créatrice de mode sillonne les boutiques à la recherche de tissus attrayants. « Avec la fermeture des frontières pour cause de pandémie, j’ai dû me rabattre sur les tissus disponibles chez nous et renoncer aux tissus venus d’Afrique comme le wax. Je m’inspire de la mode actuelle et signe mes collections en y apposant ma touche et en mettant en valeur notre patrimoine africain ».

Faire connaître sa marque à l’étranger

La jeune créatrice lance son site web. Le succès est immédiat. « C’est vrai que les femmes sont plus nombreuses à acheter en ligne. Toutefois, les hommes qui aiment porter des tenues originales me passent commande également ».

Yasmine surfe sur la mode vestimentaire internationale. Elle cherche son inspiration dans les magazines de mode. « Dans un premier temps, je conçois un prototype et le donne à réaliser par un atelier de couture avec lequel je travaille. Après les essayages, nous corrigeons les défauts et réalisons une cinquantaine de modèles dans plusieurs tailles : du S au XL. Ensuite, les pièces sont mises en ligne avec les prix. La commercialisation peut alors commencer. Je travaille avec un service de livraison qui achemine les colis à travers tout le pays. »

Prochaine étape : faire connaître Makeba au plan international et créer une collection de prêt-à-porter pour enfants. « Mon fils soufflera bientôt sa première bougie. L’occasion pour moi d’habiller aussi les enfants avec Makeba ».

En lançant son projet, Yasmine Gadouche ne souhaitait guère limiter ses collections au prêt-à-porter féminin. « Je revendique la diversité dans mes créations. D’ailleurs ma dernière collection de bombers -vestes pour hommes- a cartonné auprès d’Algériens qui recherchent une touche d’originalité. »

La créatrice de Makeba se sent complètement épanouie dans son travail. Tous les jours, elle se rend à son atelier pour imaginer et dessiner ses prochaines pièces. « Je suis très fière d’avoir relevé le défi dans le domaine entrepreneurial féminin. J’encourage tout le monde à croire à ses rêves. Il n’est jamais trop tard pour trouver sa voie ».

Une ligne de vêtements commercialisée sur Internet qui gagne du terrain. Des tenues ‘trendy’ pour tous les jours ou pour des occasions exceptionnelles. Makeba a certainement de beaux jours devant elle.

La Rédaction

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