Une reine de beauté ougandaise désormais à Hollywood

Une reine de beauté ougandaise désormais à Hollywood

Révélation du film « Trois mille ans à t’attendre », le top Aamito Lagum compte bien se faire une place à Hollywood.

Célèbre mannequin, né en Ouganda, Aamito Lagum a remporté la version africaine de l’émission de téléréalité «Top Model» avant de défiler pour les plus grandes marques comme Hermès ou Balenciaga. À 29 ans, la jeune femme est la révélation du film « Trois mille ans à t’attendre » de George Miller, en salle le 24 août 2022.

Comment êtes-vous devenue mannequin ?

Aamito Lagum: J’étais prête à me lancer dans des études universitaires dans l’espoir de devenir avocate. J’ai grandi en Ouganda où il n’y a pas beaucoup de possibilités de faire une longue carrière dans la mode. Adolescente, j’avais été approchée dans la rue par une agence locale qui m’a donné quelques jobs. J’avais dit à ma mère que je ne faisais cela que pour avoir de l’argent de poche. Tout a changé le jour où elle a accepté de me payer un billet de bus pour participer au concours «Africa’s Next Top Model» à Nairobi au Kenya, pays voisin du mien. Elle m’avait juste payé un billet pour faire l’aller-retour dans la journée. J’ai été sélectionnée et l’émission s’est tournée plusieurs semaines à Cap Town en Afrique du Sud. Il y avait des filles des quatre coins du continent africain.

Qui vous a aidée à concrétiser vos rêves?

Je sais que c’est une réponse banale, mais je dois tout à ma mère qui m’a encouragée et soutenue. Maman aurait préféré me voir dans une fac de droit, mais elle n’a jamais cherché à m’empêcher de suivre ma voie. J’avais passé un deal avec elle avant le casting de «Top Model», si je n’étais pas choisie pour le programme, j’arrêtais le mannequinat et je retournais à mes études. J’ai gagné cette compétition et cela m’a ouvert la porte à mes premiers jobs de mannequin. Pour moi, cela n’est pas la concrétisation d’un rêve mais le fruit d’un dur travail sans jamais baisser les bras. Qu’une fille comme moi se retrouve dans les fashion weeks de Paris, Londres ou New York, c’est extraordinaire.

Est-ce qu’une fille noire doit se battre pour s’imposer au milieu des autres tops aux États-Unis ?

Je n’avais jamais été confrontée au racisme avant d’arriver à New York. Dans mon pays, j’étais juste une fille comme des milliers d’autres. Les gens autour de moi me ressemblaient. C’est aux États-Unis que j’ai compris qu’être black, c’était faire partie d’une minorité et que je devais surmonter les attaques petites ou grandes. Bien souvent, cela se limite à une remarque déplacée alors que je n’avais jamais expérimenté cela en Afrique.

Vous êtes à l’affiche de « Trois mille ans à t’attendre » dans le rôle de la sublime reine de Saba aux côtés d’Idris Elba…

Je n’allais pas rater une telle opportunité d’essayer autre chose dans ma carrière. Pour certains, avoir de l’ambition n’est pas bien. Au contraire, je me nourris de ça. Être ambitieuse veut dire que l’on n’a pas peur de bosser dur et que l’on se donne à 200% si cela est nécessaire. L’ambition, c’est mon moteur pour avancer.

 

La Rédaction

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