Somi perpétue l’héritage de Miriam Makeba

Somi perpétue l’héritage de Miriam Makeba

La compositrice et chanteuse soul jazz célèbre l’œuvre musicale et militante de l’artiste sud-africaine et invite Angelique Kidjo, Seun Kuti ou Gregory Porter.

Née en Illinois de parents immigrés du Rwanda et de l’Ouganda, Laura Audrey Kabasomi « Somi » Kakoma a passé une bonne partie de sa jeunesse en Zambie puis dans plusieurs pays d’Afrique avant de revenir aux Etats Unis. Reconnue à la fois dans ses rôles d’artiste et d’intellectuelle, Somi explore telle une anthropologue, les contributions culturelles et politiques du continent africain et de ses diasporas à travers le monde comme sur ses albums The Lagos Music Salon ou Petite Afrique.

Après avoir été nominée l’an dernier aux Grammy Awards pour Holy Room : Live at Alte Oper with Frankfurt Radio Big Band, la chanteuse rend hommage à « Mama Afrika » sur l’album Zenzile: The Reimagination of Miriam Makeba en se réappropriant avec élégance et modernité son répertoire.

En exil pendant des décennies, Zenzile Makeba Qgwashu Nguvama a été l’esprit d’un continent et la voix des droits civiques, de la lutte contre l’apartheid et l’injustice sociale. Somi honore aujourd’hui la musique et le courage de l’artiste sud-africaine qui nous a quittés en 2008. Un hommage pour lequel elle a réuni des musiciens d’Afrique du Sud comme le groupe vocal Ladysmith Black Mambazo, l’auteur-compositeur-interprète Msaki, le chanteur Thandiswa Mazwai et le pianiste-compositeur de jazz Nduduzo Makhathini. Somi s’est aussi entourée d’artistes activistes comme le chanteur américain Gregory Porter, le musicien nigérian Seun Kuti ou la diva béninoise Angelique Kidjo.

« Cet album est ma tentative d’honorer la voix d’une femme africaine qui a inévitablement guidé mon propre voyage et celui d’innombrables autres artistes africains. Bref, je lui devais. Nous lui devons tous » confie Somi qui a aussi produit, Dreaming Zenzile, une pièce théâtrale et musicale basée sur la vie de Makeba sous la direction de Lileanna Blain-Cruz.

La Rédaction

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