Sékouba Diabaté, ambassadeur de la musique mandingue contemporaine

Sékouba Diabaté, ambassadeur de la musique mandingue contemporaine

L’artiste guinéen dévoile son prochain album, « Africa Djala », lors de la 33e édition du festival francilien Africolor.

Outre le chanteur et musicien nigérian Femi Kuti et le joueur de kora malien Ballaké Sissoko, la tête d’affiche d’Africolor, cette année 2021, c’est Sékouba Diabaté, dit « Bambino ». La star guinéenne à l’ample voix de ténor est programmée sur trois scènes de la Seine-Saint-Denis, pour la 33e édition du festival qui s’éparpille, jusqu’au 22 décembre 2021, sur une vingtaine de lieux à travers l’Ile-de-France. Le 4 décembre 2021, à l’Espace 93 de Clichy-sous-Bois, il interprétera avec son groupe quelques titres de son prochain album, Africa Djala (date de parution indéterminée pour l’instant). Le clip de la chanson donnant son nom à ce disque (visible sur YouTube) célèbre la beauté de la femme africaine, drapée dans des boubous chatoyants et portant le traditionnel mouchoir de tête (djala en malinké). Bambino chantera ensuite le 12 décembre 2021 dans le projet Afriquatuors, associant voix africaines et deux quatuors à cordes et à vent, sous la direction artistique du compositeur et saxophoniste Christophe Cagnolari, et enfin en clôture d’Africolor, le 22 décembre, avec le Guinea Music All Stars, un ensemble lancé à l’initiative de son compatriote, le guitariste-chanteur Moh Kouyaté. Ex-membre de l’« historique » Bembeya Jazz, groupe légendaire de Guinée avec lequel, adolescent, il a commencé sa carrière avant de suivre son propre chemin, jalonné de plus de dix albums, cet ambassadeur de la musique mandingue contemporaine, bien qu’installé avec femme et enfants en banlieue parisienne depuis plusieurs années, ne s’était paradoxalement jamais produit encore à Africolor, souligne le directeur du festival, Sébastien Lagrave. Il faut dire que le robuste gaillard, né le 4 avril 1964 à Kintinya près de Siguiri en Haute-Guinée, non loin de la frontière malienne, n’arrête pas de bouger. S’il se produit peu en France, en revanche, il chante souvent ailleurs, en Europe, aux Etats-Unis, en Afrique, où il remplit les stades, et en particulier en Guinée, vers laquelle il s’envole régulièrement.

Toujours positif

Quand nous le joignons par téléphone, il y a quelques jours, à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne), il rejoint son domicile à pied, depuis les boutiques où il vient de faire quelques achats, « des cadeaux pour la famille à Conakry, où je pars demain matin pour tourner un nouveau clip ». Il y était en octobre, il y retournera chanter le 31 décembre, nous raconte le quinquagénaire alerte voguant allègrement vers la soixantaine. « Je me maintiens en forme en marchant beaucoup, en faisant du sport, sur tapis à la maison, du vélo, du football quand je suis en Afrique. Un esprit sain dans un corps sain, c’est ça qu’il faut ! » Bambino rit de ses propres mots. « Quant à la voix, si elle a évidemment changé au fil des années, je crois qu’elle est encore là à 100 %. Elle a été très bien éduquée et protégée. Pour l’entretenir, je chante tous les jours chez moi. Sur plusieurs tonalités en la faisant sortir de la gorge, du ventre, de la poitrine. »

La Rédaction

Laisser un commentaire