Salima Ayadi explore son héritage algérien dans ‘My Silk Road’

Salima Ayadi explore son héritage algérien dans ‘My Silk Road’

Dans sa dernière exposition, « Ma route de la soie », l’artiste plasticienne algérienne Salima Ayadi rend hommage à son héritage culturel avec 19 peintures et 30 foulards inspirés, entre autres, de l’architecture islamique, de motifs en céramique et en faïence, et de la calligraphie.

L’exposition a été inaugurée au Musée national des antiquités et des arts islamiques d’Alger le 22 janvier 2022 et se poursuit jusqu’au 13 février.

Ayadi est diplômée de l’École des beaux-arts d’Alger en communication visuelle en 1982. Depuis plus de 37 ans, elle réalise des œuvres peintes sur soie, une technique à laquelle elle a été initiée par un ami artiste lors d’un voyage en Suisse. Elle a créé des œuvres et des foulards pour des institutions nationales telles que le Sénat et l’Assemblée nationale populaire, ou pour de grandes entreprises comme Sonatrach, Sonelgaz, Air Algérie, pour n’en citer que quelques-unes.

« Pour les institutions nationales, j’ai travaillé sur le patrimoine culturel et historique de l’Algérie, qui est particulièrement riche. Mes œuvres représentent des paysages et des monuments de toutes les régions de la Casbah d’Alger, du Tassili n’Ajjer dans le Sud-Est, ou des motifs berbères de Kabylie », explique Ayadi à Arab News. « Ces créations ont été exposées et certaines d’entre elles ont été offertes à des partenaires étrangers ». Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions collectives et individuelles aussi bien dans son pays qu’en Libye, au Maroc et en Iran.Sa première exposition personnelle, organisée en 2017 au Palais de la culture Moufdi Zakaria à Kouba, a été un grand succès. « Cette exposition (était très importante), car elle m’a permis d’interagir et de me mêler au public », dit-elle. À l’époque, son nom n’était pas particulièrement connu en dehors de la scène artistique, mais cela a vite changé. « J’ai été très agréablement surprise par l’accueil chaleureux que le public a réservé à mon travail, ce qui m’a encouragée à poursuivre cette discipline », déclare Mme Ayadi. « Discipline » est un mot particulièrement approprié pour le support qu’elle a choisi. « La peinture sur soie repose sur une technique assez difficile et complexe. En effet, cette étoffe – lisse et raffinée – est aussi délicate qu’elle est (imprévisible) », explique Ayadi. « Pour commencer, il faut préparer le dessin, faire un trait avec le traceur – cette gomme épaisse à l’aspect translucide appelée ‘gutta-percha’. Cette technique permet de réduire la diffusion de la couleur en dehors de la zone de travail, sur laquelle on peut créer des motifs et superposer plusieurs couleurs sans risque de les mélanger. Cette étape est particulièrement difficile, toute erreur est fatale, car elle ne peut être ni corrigée ni effacée » Chaque tableau est créé au cours d’une série d’étapes, chacune comportant ses propres pièges potentiels. Ayadi explique que sa sélection de couleurs – les rouges, les bleus et les verts sont ses préférés – est basée sur l’idée qui se cache derrière chaque tableau. Une fois le processus de sélection terminé, elle peut se mettre au travail – un processus souvent douloureux.

« Il faut être méticuleux et patient tout au long de la réalisation de l’œuvre », prévient-elle.

Derrière chaque pièce se cache son amour passionné de son héritage algérien et de la culture riche et diverse de son pays. Actuellement, outre l’exposition « Ma route de la soie », elle se concentre sur la production d’un livre de ses œuvres, qu’elle espère publier d’ici un an environ.

« C’est un projet qui me tient à cœur », dit-elle. « Il comprendra des œuvres qui montrent la richesse et la variété du patrimoine culturel de toutes les régions d’Algérie. »

La Rédaction

Laisser un commentaire