Pretty Yende fait un retour attendu au Grand Théâtre

Pretty Yende fait un retour attendu au Grand Théâtre

La soprano sud-africaine retrouve Genève jeudi 10 février 2022 avec un programme alléchant, tourné vers le bel canto.

Neuf mois à peine, et une tout autre vie, nous séparent de sa dernière apparition sur la scène du Grand Théâtre. En mai dernier, la soprano Pretty Yende chantait pour une maigrissime assistance, face aux cinquante spectateurs qu’imposaient alors les restrictions sanitaires liées à la pandémie de Covid-19. D’autres férus de chant, par centaines, ont suivi l’apparition de la prodigieuse cantatrice en streaming. Cela appartient désormais aux souvenirs. La Sud-Africaine est de retour à Genève pour un récital ouvert cette fois-ci à tous les mélomanes, pourvus bien évidemment d’un masque et d’un pass vaccinal.

Jeudi soir 10 Février 2022, on pourra donc renouer avec une des voix les plus en vue, dont le timbre lumineux et frais, les incarnations généreuses traversées par un enthousiasme contagieux, a fait de sa détentrice une diva célébrée partout dans le monde. Le programme de son récital, livré aux côtés de son fidèle accompagnateur le pianiste Michel d’Elia, a tout pour séduire. L’essentiel du programme aligne des airs issus de la grande trinité du bel canto – Rossini, Bellini, Donizetti – un territoire lyrique où l’artiste brille tout particulièrement. Le menu est complété par des pièces de Franz Liszt et Jules Massenet.

Le statut actuel de cette star des scènes ferait presque oublier le chemin parcouru en deux décennies, d’où se dégage un véritable conte de fées. Pretty Yende grandit dans un township d’un pays, l’Afrique du Sud, où le régime d’apartheid est encore en vigueur. Membre d’une chorale dans l’église de son quartier, la jeune passionnée doit sa vocation à une publicité de British Airways et au « Duo des fleurs » – air tiré de l’opéra « Lakmé » – qui l’accompagne. Cette musique est une révélation.

À 16 ans, elle arrête net son apprentissage de comptable et décide de se consacrer au chant. Très vite repérée par des pédagogues, elle parvient à intégrer la prestigieuse académie de la Scala de Milan. L’entrée dans le monde lyrique professionnel est tonitruante : Berlin, New York et Paris se l’arrachent. Et parmi ces premiers éclats, il y a eu le Grand Théâtre. En 2014. Rossini était déjà là et Pretty Yende enchantait en Rosina, dans « Le barbier de Séville »

La Rédaction

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