Pizaroro a redonné le sourire après la défaite des Étalons

Pizaroro a redonné le sourire après la défaite des Étalons

L’humoriste burkinabè, Sidibé Ibrahim alias Pizaroro, a su tenir en haleine, le samedi 5 février 2022 au CENASA, un public déconcerté de la déroute des Étalons en demi-finale face aux Lions Indomptables du Cameroun lors de la 33e Coupe d’Africaine de Nations (CAN). « Nous ne mourrons pas nous vivrons » rassure-t-il, qui d’ailleurs, était le thème principal du tout premier one man show (année 2022) de l’artiste-comédien.

Le rendez-vous de la soirée était prévu pour 19h 30mn. Finalement, c’est à 22h35 que Pizaroro, l’humoriste vedette, est monté sur scène. La raison n’était pas à deviner car dans le même temps les poulains nationaux venaient de disputer, à Yaoundé, leur match de classement de CAN – Cameroun 2022- face aux Lions Indomptables du même Cameroun, pays hôte.

« Femme aime poulet, on dirait imam avec son boubou » introduisit, en sous-thème, le comédien-musicien tout en mettant en garde les hommes « amoureux de saison » car, poursuit-il, on vient à peine d’être en février. Un mois d’amour paraît-il. Ensuite, la situation politique nationale, l’avènement à Kosyam de la junte militaire en lieu et place de « papa Roch », a fait surface.

Spécialiste en « ri otologie », le « bon enfant intelligent » -sens étymologique de Pizaroro- a su marier, durant toute sa prestation, humour et chansons cultes de ses confrères artistes-musiciens, puisqu’il en porte aussi la casquette, comme Abdoulaye Cissé, Floby, Awa Boussim, le regretté George Ouédraogo allias le « Gandaogo national ».

 A l’échelle sous régionale et continentale, le public désabusé de cette soirée de CAN a également bénéficié des interprétations non sans humour des grandes voix des chansons africaines et dans leur diversité telles que le reggeaman Alpha Blondy de la Côte d’Ivoire, la déplorée Brenda Fassie, musicienne de l’Afrique du Sud, la diva de la musique malienne, Oumou Sangaré, pour ne citer que ceux-là.

Conquis par les talents de l’ambassadeur eau, hygiène et assainissement, zone Afrique francophone, près de l’IRC, le public a dégainé les bourses sur différents morceaux de musique revisités avec une très forte dose d’humour que seuls Pizaroro et son orchestre détiennent le secret.

Avant l’artiste-humoriste-compositeur et après juste le coup de sifflet final donnant la victoire aux Lions Indomptables du Cameroun aux dépens des Étalons, des humoristes de la « génération montante » selon Jhonny -Génération 2000-, ont dévoilé leur savoir-faire dans l’« art-de-faire-rire» à la burkinabè. À l’entrée de jeu donc, la salle a eu à rire de Aladji Raddi sur ses vêtements « hakuna-matata », sur ses sujets sur l’épidémie et désormais pandémie du Coronavirus sans oublier bien-sûr, l’éviction de « papa Roch » du Palais de Kosyam.

Comme s’il allait de soi, c’est le football qui était à la première loge. Sur la déculotté du Onze national burkinabè, le public de la soirée a simplement demandé à l’artiste d’en faire fi car, après une telle déconvenue, l’heure n’est pas encore à la drôlerie.

Puis ce fût le tour d’autres « apprentis » humoristes comme l’étudiant Abraham le chanceux, Adja Boutou, femme à la rondeur « démesurée », Maman Kabré, une cantatrice religieuse, le croustillant Luckman « l’homme de Karpala ». Aussi, on a noté une prestation d’un Belge-burkinabè qui se dit être piqué par le « virus de l’Afrique », suivi de celle de Noëlie « une conseilleur conjugale », de Nouhoun, « l’homme à la grosse tête ».

Le spectacle a été suivi aussi par l’un des spécialistes de la musique et de l’humour : le directeur (représentant du DG) du Bureau burkinabè des droite d’auteur (BBDA), Dermé Moumini.

La Rédaction

Laisser un commentaire