Noemi Alphonse : « Tous mes objectifs pour 2021 ont été atteints »

Noemi Alphonse : « Tous mes objectifs pour 2021 ont été atteints »

Elle a illuminé de ses performances un ciel sportif à la teinte grise en raison des restrictions imposées pour la deuxième année consécutive par la pandémie de Covid-19. Aux Jeux paralympiques de Tokyo (24 août au 5 septembre 2021), Noemi Alphonse a atteint quatre finales et démontré qu’il n’est pas utopique d’envisager une médaille aux Jeux de Paris en 2024. Rencontre avec LA sportive qui s’est démarquée en cette année 2021.

S’il y a une athlète qui a crevé l’écran cette année, c’est bien Noemi Alphonse. Elle a atteint quatre finales paralympiques et amélioré les records d’Afrique des 100, 400, 800 et 1 500 mètres fauteuil dans la catégorie T54.

Tous les objectifs fixés pour 2021 ont été atteints à Tokyo malgré une année et demie sans compétition.

Les Jeux paralympiques sont le rêve de tout para-athlète car c’est la plus grande des compétitions. C’est là que les meilleurs se retrouvent. « Quand j’ai appris que j’étais qualifiée pour ces Jeux, je rêvais tous les jours d’être à Tokyo. Les Jeux paralympiques étaient un rêve que je voulais réaliser depuis mes débuts dans le handisport et c’est un rêve maintenant devenu réalité ».

Une saison rendue compliquée par la Covid-19

« Je peux dire que ça a été un peu comme une lumière au bout du tunnel. Cela nous a tous remotivés et de plus, les performances que j’ai réalisées à Tokyo m’ont permis de réaliser que même le Covid-19 n’a pas pu restreindre les objectifs et le travail que nous avons accomplis ».

« Avant Tokyo, j’ai pu prendre part à trois compétitions en Suisse mais je ne m’attendais pas vraiment à faire de bonnes performances après un an et demi sans compétition. Je voulais juste me donner au maximum et savoir exactement où j’en étais par rapport à mes chronos. Mais les compétitions m’ont permis de faire des records, de me remotiver et aussi de retrouver l’adrénaline de la compétition. Pendant ce temps, Jean-Marie Bhugeerathee, mon coach, analysait les adversaires.Un bilan plutôt positif. Je peux toujours faire mieux. Mais il faut être réaliste aussi, je n’ai pas eu beaucoup de compétitions depuis 2020 et faire de telles performances avec les moyens du bord, je n’ai aucun regret ».

Malgré les obstacles érigés par le Covid-19, l’espoir et le rêve est permis plus que jamais

Le rêve est toujours là. Si on veut, on peut. Mon coach et moi, nous avons un rêve et un objectif en commun que nous voulons transformer en réalité. Avec le travail et tout le soutien nécessaire, on pourra le faire.

La Rédaction

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