Nana Otafrija, star des porteurs de cercueils que la toile célèbre

Nana Otafrija, star des porteurs de cercueils que la toile célèbre

Sur Facebook, Instagram, WhatsApp, YouTube, Twitter ou Tik-tok, la courte vidéo de la troupe Nana Otafrija dansant avec un cercueil sur les épaules au rythme du single « Astronomia » de Tony Igy ne passe pas inaperçue.

C’est pendant le confinement à domicile de la population, décrété dans la lutte contre le coronavirus dans la plupart des pays du monde, que cette vidéo est devenue virale à l’échelle planétaire.

Le concept repris de plusieurs manières reste le même et sert de véritable mise en garde pour toute personne qui refuse de prendre au sérieux les indications de l’Organisation mondiale de la santé et des autorités locales dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. Ces hommes rôdent autour d’une personne quand sa vie est mise en danger. Ainsi, « restez chez vous ou dansez avec nous », telle est devenue la devise de sensibilisation humoristique de Nana Otafrija adoptée par bon nombre d’internautes qui n’hésitent à reproduire leur chorégraphie, mais cette fois sans cercueil.

Le port des cercueils, un métier à part entière 

Soutenir des cercueils en Afrique, notamment au Ghana, est devenu un véritable métier comme nous le démontre le groupe Nana Otafrija dirigé par Benjamin Aidoo. Pour rendre hommage à leurs proches, certaines familles éprouvées font appel à ces professionnels qui sont à la fois des danseurs et chorégraphes pour escorter les cercueils.

Cette nouvelle façon de créer de l’ambiance et amuser les participants tout au long de parcours funèbres tend à célébrer la vie plutôt que de pleurer la mort. Ainsi, de plus en plus de familles se consolent et se sentent heureux malgré la circonstance.

Avec près de dix ans d’expérience dans ce business, Aidoo, responsable du groupe, affirme devoir la popularité de son groupe à son désir de créativité. « Au début au Ghana, les gens portaient la couleur noire lors des enterrements, les porteurs de cercueils eux portaient que du noir. Lorsque j’ai fait ce constat, j’ai décidé d’apporter un peu d’innovation en ajoutant des touches de couleurs. Au Ghana, vous devez être créatifs pour aller vers l’avant », rapporte le magazine web Loophaiti.

Notons que cette entreprise compte aujourd’hui environ une centaine d’employés, qui dansent et portent des cercueils dans cinq ou six enterrements par semaine. Leurs tarifs varient selon les exigences de la clientèle (tenue, prestation, durée).

La Rédaction

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