Musa Barrow, le « Cristiano Ronaldo gambien »

Musa Barrow, le « Cristiano Ronaldo gambien »

Parmi les stars de la série A, la première division du championnat italien de football, le milieu offensif du FC Bologne Musa Barrow commence à se faire une place d’étoile montante. Figure de proue de la sélection gambienne qui a brillé durant la dernière Coupe d’Afrique des Nations 2021 au Cameroun, Barrow veut attirer l’attention sur le sort de milliers de jeunes africains qui tentent, au péril de leur vie, de rejoindre le Vieux Continent.

Sadio Mané contre Mohamed Salah. L’affiche dont tout le monde rêvait est devenue réalité lors de la dernière finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), qui s’est conclue en terres camerounaises par le tout premier succès de l’histoire pour le Sénégal dans le tournoi continental. Mais derrière les deux stars de Liverpool, plusieurs étoiles montantes du football africain ont aussi permis à leur pays de faire parler d’eux. Parmi elles, le milieu offensif des « Scorpions » de Gambie, et joueur du club italien du Bologna FC, Musa Barrow. Tête de gondole de l’une des formations surprises du tournoi, Barrow a marqué la compétition de sa superbe patte droite. Mais pour en arriver là et vivre ses rêves de ballon rond, le jeune footballeur gambien a dû vivre bien des épreuves, qui ont construit son parcours exemplaire.

Musa Barrow est né à Banjul, la capitale de la Gambie, en novembre 1998 dans une famille de quatre enfants où sa mère Anah, qui travaille dans une école d’un quartier pauvre de la ville, tente difficilement de joindre les deux bouts. Son père décède alors qu’il n’a que quatre ans.

À l’époque, le bonheur du petit Musa vient de sa passion, de son premier amour, le ballon rond. « Mais attention », sourit-il encore au souvenir de ses premiers coups de pied, « ce ballon était une boule fabriquée par mes amis et moi-même avec des bouts de tissus, que l’on récupérait dans la rue. S’il pleuvait, le ballon était plus lourd et plus difficile à jouer, nos pieds étaient couverts d’égratignures, mais on s’en fichait. On était ensemble, innocents, et notre esprit n’était pas focalisé sur le fait de savoir si on allait manger à notre faim le soir-même. On était jeunes et notre bonheur venait de ces moment-là », se remémore Barrow, 20 ans plus tard

La Rédaction

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