Mashmoud Hassan : le héros discret des pharaons

Mashmoud Hassan : le héros discret des pharaons

Mahmoud Hassan, dit Trezeguet, a été l’un des joueurs Égyptiens les plus séduisants à la Coupe du monde 2018. A 23 ans, le pensionnaire  d’Aston Villa a  confirmé enfin les espoirs placés en lui. Il est rapide, il a du talent, il sait marquer, c’est un véritable héros discret face aux médias qui sait s’exprimer sur le terrain de la compétition.

Après avoir vu Mohamed Zidan émerger à la fin du règne de Zinédine Zidane (2005-2012), l’Egypte vit désormais avec un autre homonyme d’une ancienne gloire française dans son effectif : Mahmoud Hassan dit Trezeguet. Contrairement à Zidan, ou au Brésilien Michel Platini, Trezeguet n’est toutefois pas son nom de naissance. C’est un surnom que lui a donné son ancien formateur à Al Ahly, Badr Ragab, qui lui trouvait une ressemblance physique avec l’ancien buteur tricolore. Le joueur a validé son sosie et a choisi de garder ce surnom qu’il affiche depuis sur son maillot. Voilà pour la petite histoire.

« Il est rapide, il a du talent, il sait marquer, passer… Nous le faisions jouer partout, là où l’équipe avait un besoin », se souvient pour l’AFP le coach. À la CAN2019, Trezeguet 24 ans, a montré les mêmes qualités : c’est lui qui a lancé l’Egypte dans la compétition d’un but sur un exploit personnel pour battre le Zimbabwe (1-0) lors du match d’ouverture. Il a réalisé ensuite une superbe chevauchée de 40 mètres pour offrir la passe décisive à Salah contre la RDC (2-0), et assurer la qualification pour les 8es. « Il est le héros de l’équipe nationale lors de la phase des poules, pour désorienter l’adversaire avec sa vitesse et ses attaques », a tweeté l’ancienne gloire des Pharaons Wael Gomaa.

Un héros… très discret face aux médias : « Il a une personnalité très respectueuse, très polie. Je ne m’intéresse pas à ce qu’il dit aux médias, mais à ses performances sur le terrain. Zidane était timide, mais ses mots étaient sur le terrain », poursuit le formateur, pas avare de comparaisons.

Derrière Salah, qui a assuré avec deux buts, Trezeguet est l’un des rares atouts de la sélection de Javier Aguirre, qui doit gérer un réservoir de potentiels limité. « Il n’est pas moins important que Salah. Avec Salah, c’est le seul joueur égyptien qui a le talent pour trouver des solutions individuelles ! », estime Abdelrahman. A l’ombre de la superstar de Liverpool, l’ailier gauche a déjà réussi l’exploit de se placer au centre des discussions, alors que ses débuts en Europe ne parlaient pas pour lui. Après deux années plutôt anonymes en Belgique, à Anderlecht puis Mouscron, entre 2015 et 2017, il se révèle en Turquie, où il a conclu la dernière saison de Championnat avec 9 buts et 9 passes décisives, mais dans un club, Kasimpasa, mal classé et loin des phares de coupes continentales.

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