L’Ivoirienne Mylène Amon réalise des tableaux à base de papier

L’Ivoirienne Mylène Amon réalise des tableaux à base de papier

Mylène Amon réalise, en découpant du simple papier, des portraits et diverses toiles. Cette technique connue sous l’appellation Papy-Art, n’est pas encore très répandue dans son pays. Une nouvelle forme d’art que l’artiste entend vulgariser.

Le Papy Art, forme d’art utilisant comme ressource première du papier, fait ses premiers pas en Côte d’Ivoire grâce à Mylène Amon. La jeune femme conçoit tableaux, fleurs, portraits et vases. Le processus consiste à découper, plier et faire tenir le papier à l’aide de colle. Les œuvres sont ensuite encadrées pour être exposées ou mises en vente. C’est un travail minutieux qui requiert une grande délicatesse, de par la fragilité de la matière première. Ses créations en noir/blanc ou colorées représentent des visages, des objets ou des personnes. Autodidacte, Mylène Amon (tenant le cadre sur la photo) a créé le concept ‘’Usine florale’’ pour faire valoir sa formation de décoratrice. En novembre 2020, elle a décidé d’explorer une nouvelle forme d’art avec du papier. N’ayant aucune compétence en art plastique, elle a fait des recherches sur Internet et a appris à pratiquer ce type d’art à partir de vidéos. En janvier 2021, elle a commencé à créer ses premières œuvres, et a par la suite diversifié ses réalisations en proposant des objets originaux.

La réalisation de décorations à partir de papier n’est pas nouvelle en Côte d’Ivoire, mais l’usage de cette matière pour faire des portraits n’est pas encore répandu. Mylène Amon pense en être l’initiatrice dans son pays.

« Mes recherches en Afrique, précisément en Côte d’Ivoire, dans le but de trouver des personnes qui font du papy-art, ont été vaines. Néanmoins je poursuis mes investigations ». Pour le moment, Mylène Amon ne produit pas en grande quantité, les portraits étant réalisés à la main. Autre défi, l’encadrement des tableaux qui est à la charge d’une autre structure, ne lui permet pas d’optimiser ses bénéfices. Son travail n’étant pas encore très connu dans le milieu artistique, elle se sert des réseaux sociaux pour le promouvoir. Cette stratégie de communication lui a permis de booster ses ventes, passant de 30 à plus de 50 créations vendues par mois, pour un prix allant de 50 000 à 200 000 FCFA l’unité. La demande étant grandissante, elle a de plus en plus de mal en raison du manque de main d’œuvre et d’équipements de découpe. Mylène espère recevoir un soutien financier pour améliorer son travail et ouvrir sa propre galerie de Papy Art en Côte d’Ivoire.

La Rédaction

Laisser un commentaire