Les étonnantes mythologies urbaines de Yao Metsoko

Les étonnantes mythologies urbaines de Yao Metsoko

Artiste plasticien franco-togolais, Yao Metsoko est né en 1965 au Togo. Après un court séjour à Londres en 1984, il s’installe en France en 1985. Depuis lors, il s’attelle à développer un art personnel de manière constante et acharnée.

A travers son exposition organisée du 18 mars au 18 avril 2022 à Paris, sa démarche consiste en une dialectique qui est celle de « l’enracinement et du rayonnement », il exprime la mémoire des peuples africains, leur projection dans le temps et leur confrontation au monde.

En refusant de figer les formes conventionnelles, il conjugue des notions au premier abord antagonistes mais qui en réalité dialoguent. Il associe tradition et modernité, passé et présent, visible et invisible, univers et courants culturels différents. Il adopte une approche protéiforme de l’art à travers toute une panoplie de thèmes et techniques suggérés ; les mythes et traditions, la femme, l’esclavage noire, la nature, les scènes de vie.

A travers les œuvres sur papier, Yao Metsoko fait apparaitre dans son traitement chromatique, des jeux de transparences entre les formes et la matière afin d’obtenir un agencement esthétique cohérent. Il pense en permanence la forme et finit l’exécution de ses œuvres avec tact et agilité́.

Pour lui, les formes mutent en permanence et nous interrogent à chaque instant ; elles peuvent être stables, bouger, se transformer, se multiplier voire s’effacer tout en continuant à̀ se déployer dans des régions subtiles qui échappent à̀ nos sens et ceci relève des mystères de la création.

Chacune des créations de Yao Metsoko traduit une déclinaison de ses préoccupations où l’artiste associe le monde animal, minéral, végétal, humain à la question de l’invisible et aux mystères de la création.

L’artiste saisit ces choses, il est un passeur d’énergies et un lanceur d’alertes des temps modernes. A force de vouloir tout et trop rationaliser, l’on oublie la beauté́ de ces fluides et le monde magique.

L’artiste capte les forces, il emprunte aux contes et légendes africaines, mais il sait dialoguer avec le monde qui l’entoure.

La Rédaction

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