Le Sud-africain Oscar Pistorius peut demander sa libération conditionnelle

Le Sud-africain Oscar Pistorius peut demander sa libération conditionnelle

Condamné en appel à treize ans de prison pour le meurtre de sa petite amie mannequin, l’ancien champion paralympique a purgé la moitié de sa peine

Les autorités pénitentiaires sud-africaines ont lancé les premières étapes de procédure permettant d’envisager la libération conditionnelle du champion paralympique Oscar Pistorius, incarcéré pour le meurtre de sa petite amie, a-t-on appris lundi 8 Novembre 2021auprès d’un responsable et d’une avocate.

L’athlète amputé sous les deux genoux, alors au sommet de sa gloire, avait tué la mannequin Reeva Steenkamp au petit matin de la Saint-Valentin en 2013 en tirant quatre fois à travers la porte des toilettes. Il a été condamné à 13 ans de prison pour ce meurtre qu’il a toujours nié, affirmant avoir été persuadé qu’un voleur s’était introduit dans sa maison ultra-sécurisée de Pretoria.

Pistorius, qui purgeait une peine de six ans, avait été condamné en appel à 13 ans et 5 mois de prison par la Cour suprême d’appel

Depuis juillet, le jeune homme aujourd’hui âgé de 34 ans a purgé la moitié de sa peine, soit le minimum requis pour envisager une libération conditionnelle, a confirmé à Tania Koen, avocate de la famille Steenkamp. Ce qui « ne signifie pas qu’il a automatiquement le droit d’être libéré », a-t-elle souligné.

« Processus sensible »

Les services pénitentiaires ont prévu des entretiens préliminaires avec les parents de Reeva Steenkamp, comme le veut la procédure, qui ont été repoussés à une date qui reste à caler. Avant toute libération conditionnelle, ils sont tenus de dialoguer avec la victime ou sa famille, mais aussi avec le détenu.

« Ce dialogue doit avoir lieu avant que son dossier puisse être présenté à la commission de libération conditionnelle », a affirmé le porte-parole des prisons, Singabakho Nxumalo. « C’est un processus assez sensible, remuant », a-t-il souligné.

Selon Me Koen, la commission devait se réunir fin octobre mais « parce que certaines exigences n’ont pas été remplies, elle a suspendu le processus ». Elle attend aussi des « rapports nécessaires » du psychologue et des travailleurs sociaux en contact avec le détenu.

La Rédaction

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