Le rappeur malien Dr Keb libéré après plus de trois mois de captivité

Le rappeur malien Dr Keb libéré après plus de trois mois de captivité

Le chanteur et un membre de son groupe, aux mains de combattants armés depuis fin juillet 2021, ont été relâchés lundi 15 Novembre 2021 à Tombouctou.

Plus de trois mois après leur enlèvement par des hommes armés dans la région de Tombouctou, le rappeur Dr Keb et un membre de son groupe ont été libérés, a annoncé mardi 16 novembre 2021 la présidence malienne. Amadou Kébé alias « Dr Keb », 27 ans, et son collègue musicien Ousmane Coulibaly, dit « Dr Bacozy », ont été relâchés lundi 15 Novembre 2021 à Tombouctou, a indiqué la présidence sur Twitter. Une cérémonie officielle pour marquer leur libération a été organisée mardi à Bamako.

Le chanteur et trois membres de son groupe étaient en route dans le nord du Mali pour des concerts dans cette région quand ils ont été enlevés le 29 juillet à Goundam. Deux membres du groupe ont ensuite été libérés dans les jours qui ont suivi. « C’est une milice locale de Gourma Rhaouss [région de Tombouctou] qui avait enlevé le jeune rappeur » et son collègue, a affirmé un médiateur, sans plus de détails sur cette milice et les conditions de la libération. Pour mener cette médiation, ajoute cette source, le gouvernement a demandé aux autorités administratives de Tombouctou d’entrer en contact avec « nous, les notables de Gourma Rhaouss ». « Nous avons négocié avec la milice », affirme ce médiateur sous le couvert de l’anonymat.

Selon Radio France internationale (RFI), les deux hommes étaient entre les mains d’un groupe de combattants affilié à la katiba Macina et donc au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lui-même lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Des rapts de Maliens surviennent souvent au Mali, à côté de ceux, plus médiatisés, visant les étrangers. Le pays sahélien est livré depuis 2012 aux agissements de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique (EI), ainsi qu’aux violences de toutes sortes perpétrées par des milices d’autodéfense autoproclamées et des bandits. Les forces régulières sont elles-mêmes accusées d’exactions. Les violences, parties du nord en 2012, se sont propagées dans le centre du pays, mais aussi au Burkina Faso et au Niger voisins. Elles ont fait des milliers de morts, civils et militaires, et des centaines de milliers de déplacés, malgré le déploiement de forces onusiennes, françaises et africaines.

La Rédaction

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