Laadani, la maison des traditions d’Habi Diabira

Laadani, la maison des traditions d’Habi Diabira

Coussin et plaid en Bogolan, plateaux, tabouret issus de différents pays africains, coffre, panier sénégalais, Habi Diabira propose des pièces authentiques et chargées d’histoire. Avec sa marque de décoration d’intérieur, la Maison Laadani, Habi Diabira veut faire découvrir le savoir-faire des artisans africains et partager les beautés secrètes de l’Afrique.

‘‘je passe un temps considérable à dessiner, associer les matières, les couleurs. Je réfléchis pour modifier, retapisser, donc, c’est de la création’’

« Littéralement Maison Laadani en langue Soninké, cela veut dire la Maison des traditions. »

Habi Diabira est née et a grandi en France. D’origine malienne, elle a été élevée dans la tradition Soninké. En tant qu’ingénieure en santé publique elle a travaillé dans ce domaine une dizaine d’années puis a développé sa marque spécialisée en décoration d’intérieure d’inspiration africaine Maison Laadani en 2020.

Maison des traditions, décoration contemporaine

Une marque pour mieux faire connaître l’artisanat africain au-delà des stéréotypes, en proposant des pièces d’exception avec une histoire.

« Les portes Dogons du Mali, moi-même étant Malienne je me suis questionnée sur l’utilité de ces portes. Dans les cases au pays Dogon, ils ont des greniers avec ces portes. Sur ces greniers, le bas de la porte représente le monde de l’Homme, au centre sont représentés des animaux comme des crocodiles, des tortues, symbole de la fertilité pour les Dogons. Et puis un peu à la manière des hiéroglyphes, les Dogons avaient pour habitude de sculpter sur les portes tous les animaux qu’ils retrouvaient lors de leurs différents voyages ; enfin le haut des portes représente le monde spirituel.

Aujourd’hui, il n’est pas aisé de retrouver les personnes capables de nous expliquer les détails, les symboles. C’est donc un travail de recherche, une manière de faire perdurer ces cultures. J’apprends des choses que mes parents ne connaissaient pas parce que les traditions orales ont tendance à disparaître. Mais il y a toujours des gens qui (savent). Il faut aller à leur rencontre, les trouver. C’est la tâche que je m’impose avec Maison Laadani « , explique Habi Diabira.

Artisanat africain et alternative économique

La recherche d’authenticité d’Habi Diabira contribue à la protection de l’artisanat du continent.            

« Ce n’est pas toujours simple de vivre de son artisanat et pour ceux qui arrivent réellement à vivre de leurs savoirs, c’est un moyen pour eux de s’impliquer dans l’économie de leur pays. Une alternative pour ne pas franchir un certain cap et puis peut-être que la vitrine que je m’oblige à donner à ses artisans peut agir en ce sens. Cela fait du bien de voir que nos produits sont appréciés, que la marque est bien accueillie et pour cela j’éprouve une très grande reconnaissance », conclut Habi Diabira.

La Rédaction

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