La Béninoise Noélie Yarigo récupère des JO

La Béninoise Noélie Yarigo récupère des JO

Aucun regret. C’est ce que Noélie Yarigo, la coureuse licenciée au club blésois Running 41 assurait après son élimination en demi-finale du 800 m des Jeux olympiques, cet été à Tokyo. L’athlète, portant les couleurs du Bénin, avait en effet dû faire la course sur une jambe à cause d’une entorse à la cheville survenue lors des séries.

Après sa blessure aux Jeux olympiques de Tokyo cet été, l’athlète blésoise Noélie Yarigo avait besoin de se reposer, chez elle, au Bénin. Une récupération nécessaire avant les meetings hivernaux.

 Rentrée pour mieux me ressourcer

Pologne, Finlande, Suisse ou Kenya, cette blessure n’a pas empêché Noélie Yarigo de participer aux derniers meetings estivaux. Un gros mois plus tard, c’est à Cotonou, au Bénin, son pays d’origine, qu’on la retrouve. Là-bas, elle y a reçu les honneurs, avec notamment la visite de la vice-présidente Mariam Chabi Talata. L’athlète est également allée rendre visite au président de sa fédération, Viérin Degon.

Son retour au Bénin avait aussi pour objectif de récupérer après les JO. « Je suis rentrée pour mieux me ressourcer. J’éprouvais de la fatigue physique et psychologique. »

Car une fois partie de Tokyo, la déception est petit à petit apparue. « J’étais démoralisée, confie Noélie Yarigo. Je m’étais préparée, j’étais prête pour ces Jeux. Et malheureusement je me tords la cheville. » Malgré la douleur, l’athlète a voulu courir sa demi-finale. Elle espérait même que cela passe. « On s’entraîne pendant des années pour ça… »

Si son entorse est désormais guérie, elle continue de renforcer sa cheville pour prévenir tout risque. « J’ai repris tout doucement l’entraînement ici, principalement du footing long. La base quoi ! » Mais désormais seule au Bénin après le départ, il y a deux jours, de son entraîneur Claude Guillaume, « c’est difficile de se motiver », reconnaît Noélie Yarigo.

La coureuse va donc, mi-novembre, rejoindre le groupe d’entraînement de la championne du monde Halima Nakaayi, en Ouganda. « Elle m’a invitée. Ça va me permettre de ne pas être toute seule ici. Avec du monde, c’est plus facile de se dépasser. » D’autant qu’en ligne de mire, la demi-fondeuse a plusieurs meetings en salle en Europe pour la fin de saison. « Je ne sais pas encore exactement lesquels. Mais en attendant, être en Ouganda me permet de ne pas passer l’hiver en France. Je n’aime pas le froid », plaisante-t-elle.

Et on peut compter sur Noélie Yarigo pour continuer à se dépasser. À bientôt 36 ans, l’athlète ne veut pas penser à la fin de sa carrière ni encore aux Jeux de Paris 2024. « Pour l’instant, je vais me concentrer sur la préparation des championnats du monde 2022 (du 15 au 24 juillet 2022 à Eugene, États-Unis. » Et après ? « Peut-être que je me lancerai dans une discipline plus longue. Je vais attendre de voir comment les choses se passent dans les mois à venir. » Et il ne faut pas croire que le temps ou ces dernières mésaventures aient entaché sa motivation. « Je suis une guerrière, je vais toujours au bout de mes objectifs ! »

La Rédaction

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