Kwoyahbe Sylvie, l’étoile de la mode tchadienne

Kwoyahbe Sylvie, l’étoile de la mode tchadienne

À force de travail et de persévérance, Kwoyahbe Sylvie s’est hissée au niveau des figures emblématiques de la mode. Son talent fait parler d’elle au Tchad et partout dans le monde.

Depuis 10 ans, son amour pour le métier a explosé. C’est depuis le lycée qu’elle essayait de confectionner des modèles à base des tissus. Comme un papillon qui quitte sa chrysalide. Alors que Sylvie se dirigeait droit dans la profession de gestionnaire. La jeune dame change de trajectoire en suivant sa passion d’enfance qui est celle de la mode et les dieux de la mode lui ont ouvert grandement les bras.

Radieuse avec un sourire omniprésent, Sylvie n’a cessé d’émerveiller par ses créations. Devant ses œuvres et dans son sujet, le feu de la passion rayonne dans ses yeux autant qu’elle fait son métier avec amour. « C’est depuis mon bas âge, je suis passionné par la mode. Je me retrouve mieux et me sens bien quand je sors un style », se rappelle la modéliste.

Ses modèles portés par les personnalités du Tchad et les acteurs du cinéma africain renforcent la conviction de la modéliste à ne cesser de toujours bien manier l’aiguille et le tissu.

« Le rôle du styliste, c’est de créer toujours des nouveaux vêtements adaptés au style de chacun, le styliste en charge de la création, de l’esthétique et modéliste réalise le patronage », souligne Kwoyahbe Sylvie.

Des efforts qui ne seront pas vains puisqu’elle remporte le ciseau d’or de meilleur styliste au festival panafricain de mode au Bénin.

« Mon premier défilé était à Samha N’Djamena fashion week, et après, j’ai eu à participer à d’autres défilés comme tapis rouge, Gamary fashion, l’ouverture officielle de l’école du stylisme au Tchad et d’autres podium à l’international aussi », énumère-t-elle. Au Tchad, la mode est sous anesthésie, dit la promotrice de Syélégance. Mais il faut reconnaître que le travail est en train d’être fait par les jeunes qui font flotter le bleu, jaune, rouge malgré tout, témoigne-t-elle.

Une clientèle composée des hommes et des femmes, chacun y trouve son compte selon ses désirs et aspirations. « J‘ai connu Sylvie à travers les multiples réalisations dans la mode j’étais aussitôt séduite par ses multiples articles et je m’en procure souvent », affirme une cliente de la jeune modéliste.

La promotrice de Syélégance ambitionne de créer une grande usine esthétique, et les vêtements seront vendus sur le marché international. Une école de formation du stylisme au Tchad pour former les plus jeunes au métier de la mode. Malgré les multiples efforts, Sylvie a du pain sur la planche, car les difficultés sont énormes, manques des mains d’œuvres qualifiés, le climat de travail au Tchad qui ne favorise pas le stylisme.

« Je conseille aux plus jeunes de suivre leur passion, c’est très important. Il ne faut pas suivre des personnes qui aujourd’hui ont pu réussir dans un domaine quelconque. Il faut toujours aller dans sa direction, un travail que tu peux faire avec amour et sourire », conseille Kwoyahbe Sylvie.

La Rédaction

Laisser un commentaire