Joseph Francis Sumégné, le père de la célèbre attraction du Rond-Point Deïdo

Joseph Francis Sumégné, le père de la célèbre attraction du Rond-Point Deïdo

Joseph Francis Sumégné, né à Bamendjou, au Cameroun, le 30 juillet 1951, est un peintre et sculpteur. Artiste plasticien depuis 1976, il est autodidacte. Il vit et travaille à Yaoundé au Cameroun et est l’initiateur de la célèbre sculpture surnommée le Djoudjou de Deido.

Biographie

Influencé par les gravures et les tatouages qu’il observait sur le corps de sa grande mère et les pilonnes des maisons royales de l’Ouest du Cameroun, il dessine beaucoup durant son enfance au village. Il s’initie alors à différents types de pratiques artistiques (sculpture, mise en couleur, bijouterie, vannerie, tissage) dont la combinaison caractérisera son futur travail.

Accueilli en résidence de création à Douala par doual’art pendant trois ans, de 1993 à 1996, Joseph-Francis Sumégné a réalisé La Nouvelle Liberté, sculpture monumentale de 12 mètres de hauteur. Il a été invité à créer des œuvres d’extérieur au Gabon, en France, en Allemagne. Sa dernière réalisation urbaine est Le monument pour la Paix, pour la biennale d’art contemporain de Bangui, en République Centrafricaine.

Joseph-Francis Sumégné a exposé dans plusieurs pays dont le Japon pour la triennale d’Osaka (1998) et aux Pays-Bas pour la triennale d’Arhnem (2008). En 2004, il a participé à la biennale de Dakar, dans une exposition individuelle de la sélection officielle, où il a présenté Les neuf notables pour la première fois à un public international.

Sa dernière grande présentation publique a eu lieu en 2014 à Art Fair Londres, au Royaume- Uni. En 2015, il renoue avec la peinture.

Œuvre la plus connue

La Nouvelle Liberté est une sculpture monumentale de l’artiste Joseph-Francis Sumégné, placée dans le Rond-Point Deïdo, l’un des ronds-points de plus grand passage de Douala. La sculpture mesure 12 mètres de haut, comme un immeuble de trois étages. L’œuvre est réalisée avec des matériaux recyclés, conçue avec la participation des communautés locales et financée par quarante partenaires, y compris la coopération française, aussi bien que les responsables de doual’art. Dès son inauguration, la sculpture a suscité un débat animé qui a été l’un des éléments clés du projet : il a animé toute la ville, obligé les autorités locales à prendre des mesures pour nettoyer le rond-point, a fait réfléchir sur le sens du développement urbain, sur ses méthodes et ses priorités.

La Rédaction

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