Imed Marzouk, le cinéma tunisien vit une véritable renaissance

Imed Marzouk, le cinéma tunisien vit une véritable renaissance

Producteur, né le 11 mai 1972 à Sousse, Tunisie. Imed Marzouk est diplômé en commerce international à l’IHEC Carthage (juin 1997), puis en études approfondies en marketing avec un mémoire sur la communication écologique (1999). Son aventure soudaine et inattendue dans le monde du cinéma lui a ouvert les portes de la gloire.

Il a été assistant réalisateur et chargé de production sur l’émission «Chams Alik» sur Canal+ Horizon en Tunisie, producteur exécutif du faux reality-show «Dima Labess» pour la chaîne tunisienne Canal 21. Imed Marzouk, co-fondateur et gérant de la société de production Propaganda Production depuis 2002, est le producteur du long-métrage documentaire «VHS-Kahloucha» et du court métrage de fiction «T’sawer».

Il a été membre du comité d’organisation des Journées Cinématographiques de Carthage en 2006. Quinze ans plus tard, la société est devenue l’une des trois plus importantes sociétés de production tunisiennes et compte une équipe d’environ dix personnes. Parmi les succès de la société : VHS Kahloucha, un documentaire de long-métrage réalisé par Néjib Belkhadi en 2007 et sélectionné au festival de Sundance et dans plus de cent festivals, qui a réalisé 85 000 entrées en Tunisie ; ou encore plus récemment À peine j’ouvre les yeux, de Leyla Bouzid, coproduit avec la société française Blue Monday Productions, candidat aux Oscars pour la catégorie meilleur film en langue étrangère pour la Tunisie en 2017.

Propaganda présente un modèle économique intéressant. En effet, la société se rémunère principalement via des commandes pour des publicités, des films institutionnels ou avec des missions de production exécutive pour des productions étrangères. La société a produit plus d’une trentaine de courts-métrages et se tourne de plus en plus vers la coproduction internationale au fur et à mesure qu’elle devient un acteur incontournable du long-métrage tunisien. La société peut ainsi compter sur des partenaires de longue durée comme Hélicotronc, Barney Production ou encore Hakka Distribution.

Imed Marzouk nous a expliqué que le problème principal auquel doivent faire face les producteurs tunisiens est le manque de structuration du secteur et de l’industrie par les pouvoirs publics (moins appuyée que chez leurs voisins marocains par exemple). Néanmoins, il envisage l’avenir avec confiance : les coproductions avec l’étranger se développent de plus en plus et le cinéma national ne s’est jamais aussi bien porté. 2015-2016 a été une année particulièrement prolifique pour le cinéma tunisien avec plus de 8 longs-métrages sortis en salles (contre environ 3 par an habituellement).

En 2017, Propaganda accompagnera la sortie en salles de Vent du Nord, le premier long-métrage de Walid Mattar (dont la société avait déjà produit plusieurs courts-métrages), en coproduction avec Barney Production (France) et Hélicotronc (Belgique). Le film, actuellement en post-production vient d’ailleurs de remporter la bourse Eunik et le prix de distribution de Mad Solutions au Takmil 2016 pendant les JCC.

La Rédaction

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