Ibrahima Ndome responsabilise la photographie de mode

Ibrahima Ndome responsabilise la photographie de mode

Lauréat de la première édition du prix Ellipse, récompensant les créations d’artistes des pays d’Afrique subsaharienne ou d’Asie, Ibrahima Ndome et son collectif Ndokette créent à l’intersection entre photographie, textile et installation. Après plus de six mois de résidence à la Cité internationale des arts, le jeune artiste trouve sa voie dans un subtil équilibre entre tradition et avant-garde.

On dit souvent que la mode est éphémère. Pour Ibrahima Ndome, c’est le contraire. Plus un vêtement vieilli, plus il est beau. Pour trouver l’inspiration, l’artiste autodidacte puise autant chez les tailleurs de rue de son pays le Sénégal que chez les nouvelles générations qui électrisent la capital, Dakar, où il vit depuis 2013. Avec ses deux collaborateurs, Safi Niang (artiste, styliste et modèle) et Souleymane Bachir Diaw (artiste, photographe et réalisateur), ils forment le collectif Ndokette. Tous les trois considèrent le champ vestimentaire comme un terrain de jeu illimité : installation, récupération, assemblage (d’objets et matières récupérés), performance, leurs créations prennent toutes les formes, même si le plus souvent, elle aboutit aboutit à des photographies. Des compositions solaires, où ils jouent des codes de la mode et interrogent en passant les écosystèmes sénégalais, où ciel et mer se rejoignent. Le prix Ellipse reçu en juin dernier a été pour eux l’occasion de prolonger leurs recherches en France, leur offrant une de résidence de trois mois à la Cité internationale des arts de Paris. Fruit de cette exploration, une exposition intitulée And Session s’est tenue au même endroit jusqu’au 10 janvier 2022.

La Rédaction

Laisser un commentaire