Grace Kha : « Le Make Up est un marché d’avenir pour l’économie ivoirienne »

Grace Kha : « Le Make Up est un marché d’avenir pour l’économie ivoirienne »

A 31 ans, Grace Kha, maquilleuse professionnelle basée à Londres partage son expérience via des séances de formation en ligne. Dans cette interview exclusive, cette jeune maman de 2 enfants parle de l’importance du Make Up pour l’économie ivoirienne et partage son rêve d’un marché d’avenir.

Quel est votre parcours scolaire ?

J’ai fait la majeure partie de mon éducation scolaire en France. J’ai aussi fait mes études supérieures en Angleterre. Mon parcours scolaire est assez classique. J’ai un BEP en vente internationale et un BTS en tourisme.

Comment définissez-vous le Make Up ?

 Le « Make Up » est la traduction en anglais du mot maquillage. Jusque-là, je ne pense rien apprendre à personne.

Comment l’avez-vous appris ?

J’ai toujours été super coquette depuis ma tendre enfance. J’ai toujours su y faire… Mais en grandissant, j’ai voulu en faire mon métier et pour cela j’ai dû avoir mon Certificat de maquilleuse professionnelle (CMP).

Où l’avez-vous eu ?

A Paris dans une ancienne académie. La formation a duré une semaine, car j’avais pas mal d’acquis avant.

Depuis combien de temps faites-vous des formations en ligne ?

J’ai fait mon tout premier tuto Make Up, il y a 4 ans. C’était vraiment fun du coup j’ai continué. Cependant je fais des vidéos moins longues sur YouTube. Je donne plus des astuces rapides dans mes stories sur mes réseaux sociaux notamment mon Instagram : gracekha_

Pourquoi avoir décidé de les faire ?

J’ai commencé les tutos honnêtement pour les filles de ma carnation, c’est à dire à la peau foncée. Je trouvais que nous n’étions pas assez représentées en France. Nous étions aussi très mal conseillées dans les parfumeries (pour y avoir travaillé pendant des nombreuses années).

En tirez-vous des revenus ?

Aujourd’hui, très honnêtement, je le fais par passion car j’ai d’autres principales activités à côté. Mais dans le passé, oui c’était ma principale source de revenus et les devis variaient selon les services demandés.

Quels sont les retours que vous avez de vos auditeurs ?

Les filles qui me suivent n’hésitent vraiment pas à me donner leurs avis sur les vidéos et autres (car je fais des post fashion aussi), mais en général c’est que des retours très positifs.

Ces formations sont-elles suffisantes pour exercer ce métier ?

Ces vidéos sont en général faites pour donner des idées Make Up plutôt qu’un cours en soit. Pour vraiment apprendre les techniques et les bons gestes, il vaut mieux me contacter pour des cours personnalisés.

Vous pouvez en dire plus sur ces cours ?

Ces cours se feront face à face, ou sur Skype lorsque le demandeur est à distance. Je pourrais aussi les faire en live sur les réseaux sociaux.  C’est vraiment très varié, du simple cours d’une heure focus sur le teint à 50€, à des sessions sur plusieurs jours à plus de 300€.

Que peut apporter ce secteur à l’économie ivoirienne ?

Depuis plus de sept ans que je suis dans le monde de la beauté, j’ai rencontré de nombreuses femmes, toutes cultures, classes sociales, styles et autres confondus. Quand il s’agit de se mettre en valeur et de sentir belle pour nous même ou pour notre partenaire, nous sommes prêtes à dépenser des sommes inimaginables pour y arriver. Donc je pense que ce segment est un marché à ne pas négliger pour l’économie ivoirienne.

Quelles sont les critères qu’il faut remplir pour pouvoir faire de ce métier une profession ?

Au-delà du fait principal qui est de savoir maquiller, je dirais être à l’écoute, la patience, être rassurante et rester professionnelle. Vous avez très souvent des mariés entre vos mains qui comptent sur vous pour faire d’elles des princesses donc il faut absolument réaliser leur rêve.

Quels sont vos projets à long terme ?

J’en ai tellement !! Mais concernant ce domaine, je compte ouvrir une école de formation des maquilleuses en Côte d’Ivoire.

Quelle innovation va apporter ledit centre, vu qu’il en existe plusieurs en Côte d’Ivoire ?

Pour avoir eu beaucoup de retour sur celles existantes, sans les dénigrer bien entendu, je pense y apporter ma touche personnelle que je préfère pour l’instant garder secrète.

Interview réalisée par la Rédaction

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