Gonçalo Mabunda, transformer les armes en espoirs

Gonçalo Mabunda, transformer les armes en espoirs

Né en 1975 à Maputo, en Mozambique où il vit, Gonçalo Mabunda travaille sur la mémoire de son pays, qui est sorti en 1992 d’une longue et terrible guerre civile commencée dans le milieu des années 70. Sa carrière si subite et inattendue nous fait croire en effet que, le rêve africain existe toujours.

A l’écouter parler, on pourrait croire que Mabunda doit sa carrière à un coup de chance. Manquant de se réinscrire au lycée, il trouve à 17 ans un travail de coursier au Nucleo de Arte, une coopérative d’artistes qui reste aujourd’hui le véritable poumon artistique de Maputo. « Dans mes heures libres, j’allais à l’atelier voir ce qui se passait. On me laissait quelques pinceaux et des cadres », raconte-t-il.

Enfance rythmée par la violence et l’absurdité de cette guerre civile, l’artiste a pu se faire une place au soleil. Cet artiste et militant anti guerre a exposé dans d’importants musées tels que le centre Pompidou de paris, la Biennale de Venise, le Museum of Art and Design à New York, en Corée du Sud, à Londres et bien d’autres.

Il a œuvré dans le projet du Conseil Chrétien du Mozambique (CCM) depuis 1995 qui a parcouru le pays et collecté des armes auprès d’individus et de communautés après la guerre civile. Dans ce projet, certaines armes sont détruites tandis que d’autres sont désactivées et données à des hommes et des femmes comme Mabunda, pour les sculpter dans l’art.

Mabunda est un artiste partenaire de l’African Artists for Development, une organisation qui soutient des projets de développement communautaire associés à des œuvres d’artistes contemporains.

La Rédaction

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