Florent Couao-Zotti, écrivain emblématique des scènes théâtrales béninoises

Florent Couao-Zotti, écrivain emblématique des scènes théâtrales béninoises

Florent Couao-Zotti est un écrivain béninois, auteur de romans, nouvelles, pièces de théâtre et de bandes dessinées. Né le 18 juin 1964 à Pobé au Bénin, il vit et travaille à Cotonou au Bénin.

Biographie

À sa naissance en 1964, sa mère travaille en tant que sage-femme à l’hôpital de Pobé et son père, fonctionnaire à l’Organisation commune Bénin-Niger (OCBN), une société de chemin de fer. Pobé, royaume de l’enfance, restera à jamais gravé dans sa mémoire puisqu’il y vit, le nez enfoui dans le pagne de Pauline, sa mère, la tête inondée par les éclats du soleil.

En 1973, sa mère meurt d’un cancer à l’hôpital de Porto-Novo. Florent Couao-Zotti vit deux ans chez sa grande sœur à Parakou, puis rejoint son père à Cotonou, dans la maison familiale. Il y retrouve une fratrie de dix enfants. Deux de ses frères, qui font la série littéraire Edgard et Ludovic avec un ami du quartier, parlent beaucoup des grands auteurs français, anglais et américains. La littérature policière dont la Saga SAS de Gérard de Villiers qui constitue, en ce moment-là, la lecture de préférence de beaucoup de jeunes, occupe aussi leurs discussions. Mais à côté d’eux, il y a le père, Gilles, ancien instituteur, qui aime aussi la littérature. À la retraite depuis une quinzaine d’années, assis sur une chaise devant la maison, il suit avec attention leurs débats et y fait souvent incursion en y ajoutant son grain de sel ou en les défiant dans la connaissance des auteurs français. Pour lui, l’utilisation des mots savants témoigne, à ses yeux, de son amour pour cette langue qu’il s’applique à parler avec emphase.

Florent Couao-Zotti a effectué des études de lettres modernes de l’université d’Abomey-Calavi, une formation de journalisme et d’entrepreneuriat culturel.

En octobre 1989, il part en Côte d’Ivoire, invité par un ami pour enseigner le français dans un collège d’Agnibilékrou. Il arrive à la frontière ivoiro-ghanéenne mais un douanier constate qu’il a empilé plusieurs livres dans sa valise et que des feuillets, noircis par son écriture, occupent une poche de son sac. On lui demande s’il en est l’auteur. Il répond par l’affirmative mais son interlocuteur exige de lui la déclamation d’un poème avant de le laisser partir. Au bout de l’exercice, Florent Couao-Zotti peut alors passer la frontière et rejoindre la Côte d’Ivoire, mais là-bas, l’expérience tourne court. Le jeune homme rembarque pour le Bénin où se prépare activement la Conférence nationale de février 1990.

Justement, après ces assises populaires à l’issue desquelles, la liberté de la presse est restaurée et où le «Renouveau démocratique » est proclamé, Florent Couao-Zotti occupe successivement les fonctions de rédacteur en chef de deux journaux satiriques (Le Canard du Golfe et Abito), de chroniqueur culturel dans Tam-Tam Express (hebdomadaire indépendant ayant paru à Cotonou entre 1988 et 1995); au Forum de la Semaine (hebdomadaire ayant paru à Cotonou entre 1990-1996), au Bénin Nouveau (bi-hebdomadaire paru entre 1991-1993). Depuis 2002, il intervient dans plusieurs journaux, dont le quotidien indépendant La Nouvelle Tribune.

La Rédaction

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