Comment Stéphanie Dabira rêve de conquérir le monde

Comment Stéphanie Dabira rêve de conquérir le monde

Communicante, conseillère en image et future gestionnaire de projets. C’est une touche à tout et tout ce qu’elle touche semble lui réussir. Stéphanie Dabira a aussi la mode dans le sang qu’elle alterne à la perfection avec ses activités permanentes. Passionnée depuis son jeune âge de mode, elle a posé pour des stylistes comme « Karah » et est également bloggeuse en mode.

Mais depuis maintenant deux ans, la jeune ébène veut voler de ses propres ailes en créant sa propre marque de sacs dénommée « Tinwè », une première au Burkina Faso. Son ambition, c’est de faire voyager « Tinwè » à travers le monde à l’exemple des grandes marques.

Entre « Tinwè » et sa génitrice, Stéphanie Dabira, c’est une histoire d’amour éternelle qui se vit passionnément. Tinwè, c’est le bébé qu’elle chouchoute et dont elle parle avec presque des larmes aux yeux. Ce samedi 29 janvier 2022, elle nous recevait dans son appartement (Ouagadougou) plein de couleurs vives qui reflétait parfaitement son état d’esprit. « J’aime beaucoup les couleurs, c’est très beau et ça donne la joie de vivre », lâche-t-elle avec un large sourire aux lèvres, quand nous lui demandons son lien avec les couleurs. Visiblement, son attachement aux couleurs vives vaut aussi celui de la mode.

« Stephi », comme ses amies la surnomment, à la mode dans le sang. Fille ainée d’une fratrie de deux enfants, elle dit avoir été bercée dans la mode depuis son enfance. Née d’une famille « fashion », la vingtenaire a même voulu faire ses études supérieures dans le stylisme-modélisme. Mais étant dans une société ou le domaine n’était pas encore bien connu, ses parents lui conseillent de faire un autre choix où elle gagnera plus sa vie. C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée en communication à l’Université Joseph Ki-Zerbo où elle s’en sort avec une licence en « communication pour le développement ».

Mais au fond, Stéphanie Dabira ne s’est jamais détachée de sa passion pour la mode et a continué à la nourrir en s’auto-formant et en faisant des stages afin de se perfectionner. Une auto-formation qui porte aujourd’hui ses fruits. Preuve qu’on peut être autodidacte dans un domaine et réussir. La jeune dame a posé pour des marques comme « Karah » et a décroché des prix pour le blog de mode qu’elle anime. Un moyen pour la passionnée de la mode d’exprimer sa passion.

Dans le palmarès des récompenses, elle dit avoir reçu le prix du meilleur blog tourisme du FDCT, 2e meilleur blog Burkina Blog Award, 2e prix mystic blog Award et 3e prix blog4dev. Même si la jeune dame a été récompensée à plusieurs reprises à cause de ses productions, elle a toutefois connu quelques tentatives ratées quand elle a voulu voler de ses propres ailes. Preuve que l’entrepreneuriat n’est jamais un fleuve tranquille. Après donc une première tentative ratée, la seconde était la bonne, d’où la naissance de « Tinwè ».

« Tinwè » ou la marque des beautés ébènes

« Tinwè » en langue locale « Bwamu » signifierait « joie » ou « paix du cœur ». La créatrice qui dit avoir fait ce choix pour valoriser et faire connaître également sa langue qui est un peu méconnue du grand public. L’autre explication donnée par la promotrice, c’est aussi pour respecter son état d’âme, la gaieté et la bonne humeur qu’elle dégage.

« C’est pourquoi, vous allez remarquer que mes produits sont de couleurs vives. L’idée, c’est aussi de montrer l’Afrique comme une Afrique gaie, pleine de couleurs et de vies », souffle celle dont la création rime avec africanité.

Les sacs « Tinwè » sont principalement faits à base de cuir fabriqué localement, du bogolan et du Faso Danfani. Des choix faits pour mettre en valeur les matériaux locaux, dit-elle.

Son objectif, montrer que les matériaux locaux peuvent être utilisés pour créer des produits de qualité mais et surtout qui vont être portés par tout le monde. Stéphanie Dabira ou la promotrice de Tinwè est par ailleurs une amoureuse de la nature et de l’environnement. En effet, les sacs Tinwè sont spécialement fabriqués à la main, de façon artisanale et à travers un processus écologique dans le but de respecter la philosophie de la promotrice. « Ça veut dire qu’on ne fait rien qui va nuire à l’environnement, parce que, tout ce que nous faisons, nous devons le faire en pensant à la génération future », conseille la jeune business woman.

La Rédaction

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