Chikokoko ou l’extraordinaire expo perso de Mapondera

Chikokoko ou l’extraordinaire expo perso de Mapondera

La première exposition personnelle de Wallen Mapondera, intitulée Chikokoko (Little pleasures that counts/Petits plaisirs qui comptent), est visible jusqu’au 29 mai 2022 à la Galerie Mitterrand à Paris. Elle tire son nom d’une sorte de marelle africaine appelée Pada.

Né en 1985 au Zimbabwe, Wallen Mapondera vit et travaille aujourd’hui en Afrique du Sud. Artiste multidisciplinaire, utilise plusieurs médiums (peinture, dessin, sculpture et installations) pour créer des œuvres dont les plus connues sont ses sculptures murales en carton et textile.

Au sujet de ses dernières toiles inspirées par un jeu pour les enfants, il déclare : « Mon projet initial était d’identifier, de commenter, et d’encourager les choses simples qui apportent du plaisir dans la vie. Au fur et à mesure du travail, j’ai dépassé la surface et l’ordinaire. J’ai réalisé que le chikokoko pouvait être à la fois simple et extraordinaire. »

Un texte du poète William Martin reflète parfaitement l’idée du chikokoko, explique Wallen Mapondera : « Ne demandez pas à vos enfants de s’évertuer à mener une vie extraordinaire. Une telle ambition peut sembler admirable, mais c’est la voie de la folie. Aidez-les plutôt à trouver l’étonnement et l’émerveillement de la vie ordinaire. Montrez-leur la joie de goûter des tomates, des pommes et des poires. Montrez-leur comment pleurer la mort des animaux de compagnie et des personnes. Montrez-leur le plaisir infini que procure le contact d’une main. Et faites en sorte que l’ordinaire prenne vie pour eux. L’extraordinaire suivra. »

« Avant que la technologie ne domine, les jeux ont toujours été un moyen d’enseigner aux enfants des compétences cognitives et physiques variées telles que le leadership, la vigilance et l’endurance corporelle. Je suis fasciné par les jeux traditionnels du Zimbabwe, qui sont similaires à ceux pratiqués dans la plupart des régions d’Afrique. (…) Le gagnant sera toujours heureux et le perdant triste, mais finalement, les joueurs resteront amis. La façon dont l’échec et le succès sont gérés dans ces jeux est une morale précieuse qui sera également pertinente plus tard dans la vie. Les gens n’obtiennent pas toujours ce qu’ils veulent, parfois on perd et parfois on gagne. » 

« Avant que la technologie ne domine, les jeux ont toujours été un moyen d’enseigner aux enfants des compétences cognitives et physiques variées telles que le leadership, la vigilance et l’endurance corporelle. Je suis fasciné par les jeux traditionnels du Zimbabwe, qui sont similaires à ceux pratiqués dans la plupart des régions d’Afrique. Le gagnant sera toujours heureux et le perdant triste, mais finalement, les joueurs resteront amis. La façon dont l’échec et le succès sont gérés dans ces jeux est une morale précieuse qui sera également pertinente plus tard dans la vie. Les gens n’obtiennent pas toujours ce qu’ils veulent, parfois on perd et parfois on gagne. »     

Dans certaines œuvres de la série Chikokoko, Wallen a utilisé différents types de tissus pour l’arrière-plan afin de montrer comment les vêtements ajoutent ou enlèvent de la valeur à une personne. Selon lui, les gens se sentent confiants et satisfaits lorsqu’ils sont bien habillés. Il a récupéré auprès des tailleurs locaux des chutes de tissus. Pour lui, les vêtements définissent et catégorisent les gens, ils ont une importance capitale.

Pour ses œuvres, ce qui est lié au chikokoko se dégage différemment du fond, comme quelque chose qui ouvre des possibilités de plaisirs nouveaux et simples.

La Rédaction

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