Amala Dianor crée trois nouvelles pièces chorégraphiques

Amala Dianor crée trois nouvelles pièces chorégraphiques

Le plan de relance a financé la compagnie conventionnée Amala Dianor à hauteur de 60 000 € pour trois pièces chorégraphiques : Siguifin, Point Zéro et Wo-Man.

La compagnie Amala Dianor a été créée en 2012 par le danseur et chorégraphe du même nom. A travers ses œuvres, Amala Dianor déploie une danse virtuose qui hybride les formes et fusionne les styles des danses hip-hops, contemporaines, africaines…

Le plan de relance a co-financé trois nouvelles pièces : le solo Wo-Man, fruit de la transmission du solo mythique du chorégraphe à une jeune danseuse ; le trio Point Zéro, créé pour et avec deux amis de longue date, issus de la street-dance ; et enfin, la grande forme Siguifin pour neuf danseurs africains, co-créée avec trois jeunes chorégraphes basés en Afrique de l’Ouest.

Amala Dianor, un danseur et chorégraphe au parcours brillant

Après un parcours de danseur hip hop, Amala Dianor intègre l’Ecole supérieure du Centre National de Danse Contemporaine d’Angers (CNDC, promotion 2002). Il travaille ensuite pendant 10 ans comme interprète pour des chorégraphes de renom aux univers très différents (hip hop, néo-classique, contemporain et afro-contemporaine). En 2012, il crée sa compagnie et sa signature est d’emblée identifiée en France et à l’International. Depuis 2014, il travaille avec la complicité du compositeur électro-soul Awir Léon qui crée les musiques originales de ses spectacles. Il s’associe aussi ponctuellement pour ses créations, avec des artistes chorégraphes, compositeurs, écrivains, plasticiens, metteurs en scène …

Le travail d’Amala Dianor se fonde sur un processus de fusion des danses savantes et populaires et sur l’idée de la rencontre entre les êtres. Repoussant toujours les frontières, le chorégraphe déplace les lignes de séparation pour créer de nouveaux espaces mêlés, délibérément pluriels, et déployer une nouvelle poétique de l’altérité. Il crée une danse fluide et intense faisant jaillir l’émotion. Engagé dans le partage et la transmission, Amala Dianor voyage aussi pour offrir des possibles à des plus jeunes artistes.

Les spectacles de la Cie Amala Dianor totalisent plus de 60 représentations par an dans le Monde entier. La compagnie Amala Dianor est conventionnée par l’Etat – DRAC Pays de la Loire, la Région Pays de la Loire et la Ville d’Angers. Elle bénéficie depuis 2020 du soutien de la Fondation BNP Paribas. Amala Dianor est artiste associé à la Maison de la danse de Lyon – Pôle européen de création (2019-2021), à Touka Danses, CDC de Guyane (2021-2024) et membre du Grand Ensemble des Quinconces et l’Espal, scène nationale du Mans (2021-2024).

Création de trois pièces chorégraphiées financées par le plan de relance

  1. « Siguifin »

Il s’agit d’une pièce co-créée avec trois chorégraphes d’Afrique de l’Ouest, Ladji Koné du Burkina Faso, Alioune Diagne du Sénégal et Naomi Fall, active à Bamako au Mali et pour neuf danseurs professionnels du Burkina-Faso, du Sénégal et du Mali. Le terme Siguifin signifie « monstre magique » en bambara. Les chorégraphes souhaitent offrir au public un moment unique qui leur permettra de ressentir l’énergie des interprètes et la vibration d’une jeunesse engagée. Ce projet a pour but de promouvoir la richesse et la diversité de jeunes danseurs(ses) issu(e)s du Mali, Burkina Faso et Sénégal.

  1. « Point Zéro »

Point Zéro est un trio d’Amala Dianor créé avec ses deux amis de longue date, interprètes virtuoses issus, comme lui, de la culture hip hop :  Johanna Faye, membre du collectif FAIR-E et co-directrice du CCNRB (Centre Chorégraphique National de Rennes Bretagne) et Mathias Rassin, star du hip hop et formateur. Cette création, placée sous le signe de l’amitié, éprouve les chemins parcourus et la joie des retrouvailles.

  1. « Wo-Man »

Ce solo, imaginé pour la danseuse Nangaline Gomis, est un prolongement du solo « Man Rec » créé en 2014 par Amala Dianor. Cette chorégraphie offre à Amala Dianor de créer une extension, un prolongement de soi-même grâce à la tonicité, la vitalité et la ferveur d’une jeune interprète.  « Man » signifie « moi » en Wolof. « Man Rec », c’était « moi seulement ». « Wo-Man » sera ainsi la version féminine de ce « moi » choral, riche d’influences diverses, de racines plurielles.

La Rédaction

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