Ali Kanane lance sa première collection artistique randomisée

Ali Kanane lance sa première collection artistique randomisée

Le concept artiste marocain Ali Kanane, pionnier de l’art digital NFT, a lancé la toute première collection artistique randomisée d’œuvres NFT au Maroc. Composée de 11,111 portraits d’anges africains uniques, la collection est l’œuvre centrale du projet Angels of Africa, une exploration artistique de la dualité du monde actuel. Allant au-delà de l’art digital, le projet exploite les possibilités offertes par la blockchain pour tracer un lien artistique direct entre le monde virtuel et la vie réelle en transcendant les barrières numériques pour se matérialiser dans le physique.

« Angels of Africa est avant tout une vision synthétique de plusieurs sujets complexes, que j’ai essayé de traduire de manière graphique et symbolique. Le sujet principal est l’archétype de l’ange tel que traité par les peintres et sculpteurs classiques, qui a toujours été un symbole de pureté et de lumière, mais qui est aussi représentatif de clichés raciaux et références esthétiques inhérentes à la philosophie de la renaissance. Cette dichotomie est symboliquement pour moi une représentation des contradictions fondamentales que nous portons tous en nous, êtres humains, capable du meilleur comme du pire, d’amour et de guerre, de mal et de bien, de création et de destruction… », a expliqué Ali Kanane.

« J’ai donc décidé de questionner cette contradiction en cassant un premier biais esthétique, en appliquant les stéréotypes physiques africains à cet archétype classique, pour aller par la suite déconstruire d’autres symboles comme l’auréole ou les ailes de l’ange, avant d’arriver ò la strate supérieure du questionnement de ce projet, celle de la dualité réel-virtuel que nous vivons tous aujourd’hui. Cette vision se matérialise donc en 11,111 portraits d’anges uniques, qui sont autant de réponses au questionnement initial de la contradiction », a-t-il ajouté.

L’artiste porte également son questionnement plus loin que l’aspect symbolique. En effet, pour en explorer les différentes facettes, Ali Kanane a choisi de développer et déployer son œuvre sur plusieurs supports et canaux. Ainsi, en plus de la tokenisation des œuvres et leur transformation en NFT dispnibles sur la plateforme OpenSea, le projet comporte également une série limitée d’impressions fines, disponibles sur le site de l’artiste www.alikanane.com, une collaboration musicale avec Mr.ID, l’un des DJ les plus en vogue du Maroc en ce moment, et la chanteuse Diae Ettaibi, ainsi que la réalisation d’une fresque murale en collaboration avec le spécialiste du graffiti Days.

« Les collaborations sont un aspect très important du projet, parce que la finalité est aussi d’inspirer d’autres artistes, africains ou autres, quelle que soit leur discipline, à explorer la voie des NFT, et les possibilités qu’elle offre en termes de visibilité et d’exposition à de nouvelles audiences partout dans le monde. Des audiences qui seraient probablement inaccessibles à travers les circuits classiques. » a précisé Ali Kanane.

Après une première expérience réussie avec sa première œuvre NFT, un portrait caricatural rendant hommage au célèbre acteur Anthony Hopkins, l’artiste casablancais poursuit son travail d’exploration artistique autour de thèmes éclectiques allant de la culture pop ò l’art classique, le monde des jeux vidéo et les nouvelles technologies.

Ali Kanane est un designer et concept artiste casablancais qui a fait ses armes à l’école des beaux-arts de Casablanca, avant de collaborer avec le célèbre éditeur de jeux vidéo Ubisoft, ou il a été notamment en charge du design de personnages et d’environnements pour des jeux comme Prince of Persia ou Assassin’s Creed. Après la fermeture des studios casablancais d’Ubisoft, Ali s’envole pour l’Europe et passe près de 4 années entre Madrid, Berlin et Varsovie, où il collabore avec différentes marques comme Starbucks, Puma ou Converse sur des projets touchant des domaines aussi variés que le street art, l’art Steampunk ou le streetwear. De retour à Casablanca en 2019, il y installe son nouvel atelier afin de travailler sur de nouveaux projets. En 2021, il lance sa première œuvre digitale en NFT.

La Rédaction

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