A la découverte de Tricia, artiste aux multiples facettes

A la découverte de Tricia, artiste aux multiples facettes

Lorsqu’elle interpréta Na Meya de Bebe Manga et Tom Yom’s, en compagnie de Jacky Kingué dont elle fut la camarade au lycée d’Akwa au début des années 2000, Tricia (de son vrai nom MANDE Cécile Patricia Gaelle) était loin de s’imaginer combien elle aurait la musique chevillée au corps et à l’âme.

Comme un gisement inexploité malgré toutes les promesses dont il recèle, souvent en remplacement d’autres destins (elle remplacera par exemple Charlotte Dipanda dans le Hens Band pendant un moment), c’est avec dilettantisme qu’elle s’était adonnée jusqu’à lors à l’art d’Euterpe.

Aujourd’hui, comme pour répondre à l’appel parfois refoulé d’une vocation souvent vécue en différé, par substitution ou à retardement, Tricia a enfin choisi de laisser s’exprimer la chanteuse qu’en fait elle n’a jamais cessé d’être depuis sa tendre enfance.

Arrivée comme au bout d’un long chemin initiatique où bien des noms de la chanson camerounaise ont eu à déceler cette étincelle longtemps mise sous le boisseau (Jeannot Hens, Jacky Kinguè, pour ne citer que ceux-là), elle nous livre une œuvre à la fois intime et ouverte au monde, reflet de son histoire personnelle et des épreuves qu’elle a traversées.

Pour celle qui rêvait à la fois de devenir PDG d’une multinationale ou de faire un duo avec Whitney Houston, il y a comme un rapport singulier avec la mort, révélatrice de destinées. Alors qu’elle avait renoncé à la musique au lendemain du décès de son mentor Jeannot Hen’s, la crise du Covid-19, associée à la mort de sa mère, auront contribué à rallumer en elle le désir de chanter, de communiquer et de partager les plus profondes de ses émotions au monde. Dalida ne disait-elle pas que la douleur est le terreau de l’artiste ?

La Rédaction

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