À 80 ans, l’irréductible Bonga revient avec un nouvel album

À 80 ans, l’irréductible Bonga revient avec un nouvel album

Bientôt 80 ans, la star angolaise puise dans le jardin secret de son enfance pour chanter son pays. Son disque est aussi une adresse à la jeunesse désabusée.

Depuis le Portugal, la voix au bout du fil est joviale, comme souvent chez Bonga  le chanteur prend toujours le même plaisir à s’entretenir de ses albums. Il en compte beaucoup : « Kintal da Banda » qui vient de sortir, est le 32e.

Grave et chaleureuse quand il converse, cette voix se brise à fendre l’âme dès qu’il chante ou simplement fredonne. C’est ce timbre unique, rocailleux et déchirant, capable aussi de se faire enjoué, qui l’a rendu célèbre.

Il y a cinquante ans il sortait un album qui allait faire le tour du monde, « Angola 72 ». À l’époque, on y découvre Bonga, né José Adelino Barceló de Carvalho de son nom colonial mais qu’il a troqué pour Bonga Kuenta, patronyme africain qui signifie « celui qui se lève et marche ».

Le premier titre, Mona Ki Ngi Xica devenu culte par la suite et repris par Bernard Lavilliers en 2010, fait chavirer les cœurs. Sur un tapis de congas, une guitare acoustique mélancolique et une basse lancinante, Bonga chante ses racines, l’exil, et la répression subie par son pays, qu’il a dû quitter.

La Rédaction

 

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